Condamnés

Et chaque parcelle de maquillage se retire peu à peu. Et chaque instant laisse un trait noir sur sa joue décolorée. Et chaque larme la coupe un peu plus. Et chaque sourire compatissant la poignarde encore. Et chaque soupir semble être dernier. Aucun ne veut prendre sa place. Aucun n’en a le courage. Aucun ne veux terminer cette tâche ingrate. Aucun ne veut être haït de tous. Alors ils le regardent partir, sans retour. Alors ils observent leur semblable mourir. Alors elle aussi. Alors ils regrettent. Mais c’est trop tard. Ils sont condamnés à entendre leurs pleurs. Ils sont condamnés à écouter cet infernal supplice. Ils sont condamnés à n’être qu’une part d’un autre. Ils sont condamnés à ne jamais connaître la fin d’un autre. Ils sont condamnés à ne la connaître que de l’extérieur. Ils sont condamnés à ne connaître que la leur. Ils condamnés à n’entendre qu’un bruit sonore, insupportable. Ils sont condamnés, comme cette personne, morte devant eux, innocents.

C’est l’histoire de cette vie

C’est l’histoire de cette vie.
Morte et vivante chaque instant,
Elle accueillait et délogeait.
Triste et heureuse chaque instant,
Elle donnait la vie elle tuait.
Elle n’était qu’un mais des milliards.
N’avait qu’une pensée, celle des autres.
Elle était belle, elle était laide,
Introvertie extrovertie.
Elle était tout elle n’était rien,
Faisait du mal, faisait du bien.
Généreuse et altruiste,
Le monde tournait tout autour d’elle.
Le centre du monde et de la vie,
A cette planète merci

12345...21

Au fil du temps |
Les poèmes d'André Ser... |
Révisions pour le concours ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Poetiquement
| Poesiie
| Le chemin bleu